Nouvelles du Népal et de l'association humanitaire Humanlaya

08
  • Des secousses perdurent mais elles sont légères et faibles.

Toutefois, leur faible intensité fait jaillir la peur au sein des népalais, sous le choc du 25 avril.

  • Point fait par Nathalie :

- Anil, Marc et moi sommes partis le 26 juin vers Laprak. La route jusqu’à Baluwa est sans souci. Toutefois une pluie violente a stoppé notre route pour passer la nuit à Baluwa, village totalement détruit et reconstruit de tôles et de bâches.
Les gens n’ont nullement perdu de temps pour remettre un toit quel qu’il soit.
Nous avions prévu de prendre un tracteur ou camion pour monter jusqu’à Laprak, la rivière gonflée par les boues nous fait comprendre que les éboulements sont de mise et que nous ferons route à pied suivant les conditions météo à notre levée. 
Au petit matin, les pluies s’étaient arrêtées et la rivière revenue à sa normale. Nous avons directement fait Baluwa-Laprak (un peu plus de 2200m histoire de vérifier que nos jambes sont toujours de la partie)…Inutile de préciser l’état du chemin et surtout de la piste.
Attention à ceux qui partent…pas d’imprévu ! Partez accompagnés par des népalais connaissant le terrain et surtout ne prenez ni tracteur, ni camion pour monter.
Beaucoup de couloirs d’éboulement se sont formés et c’est loin d’être fini. Ce sont des rochers énormes avec des tonnes de cailloux qui sont dans la pente et qui vont tomber. « Quand ?» est la seule question. Donc pas d’imprudence…
Nous savons que les népalais sont courageux, dégagent les pistes continuellement, s’embarquent à bord…Partez à pied par les sentiers des locaux (plus sûr que les pistes) !

Vous avez une vidéo qui a été faite par Kishan sur les pluies du 26 juin.

- Etat des villages : Balluwa, Mandre, Barpak sont réduits à néant. Beaucoup ont remonté des toits avec des tôles à côté ou sur le village même.
Laprak : la situation est plus complexe. Les Laprakis sont restés sans réponse du gouvernement sur « où » aller. Un communiqué est parvenu le 30 juin pour les autoriser à s’installer sur 4 endroits : Gupsi Dada (là où ils sont au niveau du col), 2 endroits à Gumda, 1 endroit entre Laprak et Gumda. Les Laprakis ont décidé de rester à Gupsi Dada. Toutefois, certains remontent leur maison en bas au village. Des maisons ont déjà été totalement refaites. Incroyable de voir autant de courage et de travail en si peu de temps !!! 
La complexité pour Laprak est que nous repartons de zéro…Tout est à faire ! Trouver les sources et acheminer l’eau, électrifier…etc
C’est un plan d’urbanisation qui est à concevoir. Architectes d’Urgence monte le 7 juillet avec Anil. Ils sont donc partis ce matin avec 4 volontaires.

- Réunion avec le comité du village le 30 juin :
Nous nous sommes réunis afin de partager avec eux les projets de soutien.
Le comité nous demande de les aider sur l’électrification, notamment en relançant la petite centrale hydro-électrique et en tirant du fil jusqu’au camp. Nous avons accepté leur demande et attendons qu’ils aient fait le point avec la personne en charge de la petite centrale.
Pour la reconstruction, le comité fait part de leur difficulté avec certains « va et vient » d’associations qui proposent quelque chose et repartent. Il n’y a pas de coordination et d’homogénéité.
Nous leur proposons la venue d’Architectes d’Urgence qui doit émettre un plan global (plan d’urbanisation) et ainsi, gérer l’aide des ONG avec la proposition qui émergera.
Le comité est conscient de leur difficulté face à leurs besoins et la façon de procéder de certaines organisations.
Pour la reconstruction, l’ordre d’importance donné est : les écoles, le poste de santé, les habitations, un lodge communautaire, un centre d’accueil pour enfants, un centre d’accueil pour personnes âgées.

Plusieurs associations se sont manifestées pour collaborer avec nous. Nous faisons appel aux associations ayant le désir de soutenir la reconstruction des villages de manière cohérente, en suivant des méthodes parasismiques.
Nous suivrons le plan établi par Architecte d’Urgence.

Nous avons échangé sur un point capital : la participation du village qui doit se faire à travers du temps donné ou de l’argent collecté même si c’est minime (pas plus de 40 rps par maisons). Le comité a choisi la notion de temps donné.

- Présence des ONG :
Beaucoup d’associations ne connaissant nullement le terrain font des erreurs capitales, bien plus destructrices que bénéfiques au pays.
Nous avons notamment échangé avec Oxfam, présent à Laprak, dont beaucoup de laprakis décrient leur action.
Paco (jeune espagnol représentant l’ONG) nous a accueillis avec « Welcome to Oxfam ». Inutile de dire que cela en a fait bondir plus d’un. Face à la réaction vive, Paco s’est repris avec « Welcome to my house », ce qui n’a rien arrangé !
Oxfam n’a nullement partagé ses projets avec le comité. De plus, des laprakis ont été payés pour construire des toilettes avec le matériel financé par Humanlaya (ce qui vaut la colère de Anil et du responsable du matériel du village qui avait ordonné à Oxfam l’arrêt de prendre du matériel qui ne leur appartenait pas), sans avoir pensé à la suite. Des citernes ont été enterrées pour gérer ces toilettes. Qui va les entretenir ? Qui va les vider une fois pleines ?...etc
Paco est conscient de l’erreur faite : un projet non partagé et non décidé par le village….et de plus, des paiements de salaire qui amènent les laprakis à refuser de participer à leur propre reconstruction sans défraiement.

WFP, ONG approvisionnant en brisure de riz, fait la même erreur : des salaires importants sont versés à des népalais pour aucune tâche bien précise. Les salaires vont jusqu’à 80$/jour….cela cause de réelles inégalités amenant des conflits d’intérêt.

- Les autres nouvelles seront données demain ou après demain.

Le camp au niveau du col….ce qu’est Laprak aujourd’hui !

  • Des secousses perdurent mais elles sont légères et faibles.

Toutefois, leur faible intensité fait jaillir la peur au sein des népalais, sous le choc du 25 avril.

  • Point fait par Nathalie :

- Anil, Marc et moi sommes partis le 26 juin vers Laprak. La route jusqu’à Baluwa est sans souci. Toutefois une pluie violente a stoppé notre route pour passer la nuit à Baluwa, village totalement détruit et reconstruit de tôles et de bâches.
Les gens n’ont nullement perdu de temps pour remettre un toit quel qu’il soit.
Nous avions prévu de prendre un tracteur ou camion pour monter jusqu’à Laprak, la rivière gonflée par les boues nous fait comprendre que les éboulements sont de mise et que nous ferons route à pied suivant les conditions météo à notre levée. 
Au petit matin, les pluies s’étaient arrêtées et la rivière revenue à sa normale. Nous avons directement fait Baluwa-Laprak (un peu plus de 2200m histoire de vérifier que nos jambes sont toujours de la partie)…Inutile de préciser l’état du chemin et surtout de la piste.
Attention à ceux qui partent…pas d’imprévu ! Partez accompagnés par des népalais connaissant le terrain et surtout ne prenez ni tracteur, ni camion pour monter.
Beaucoup de couloirs d’éboulement se sont formés et c’est loin d’être fini. Ce sont des rochers énormes avec des tonnes de cailloux qui sont dans la pente et qui vont tomber. « Quand ?» est la seule question. Donc pas d’imprudence…
Nous savons que les népalais sont courageux, dégagent les pistes continuellement, s’embarquent à bord…Partez à pied par les sentiers des locaux (plus sûr que les pistes) !

Vous avez une vidéo qui a été faite par Kishan sur les pluies du 26 juin.Vous pouvez la visionner en cliquant ici.

- Etat des villages : Balluwa, Mandre, Barpak sont réduits à néant. Beaucoup ont remonté des toits avec des tôles à côté ou sur le village même.
Laprak : la situation est plus complexe. Les Laprakis sont restés sans réponse du gouvernement sur « où » aller. Un communiqué est parvenu le 30 juin pour les autoriser à s’installer sur 4 endroits : Gupsi Dada (là où ils sont au niveau du col), 2 endroits à Gumda, 1 endroit entre Laprak et Gumda. Les Laprakis ont décidé de rester à Gupsi Dada. Toutefois, certains remontent leur maison en bas au village. Des maisons ont déjà été totalement refaites. Incroyable de voir autant de courage et de travail en si peu de temps !!! 
La complexité pour Laprak est que nous repartons de zéro…Tout est à faire ! Trouver les sources et acheminer l’eau, électrifier…etc
C’est un plan d’urbanisation qui est à concevoir. Architectes d’Urgence monte le 7 juillet avec Anil. Ils sont donc partis ce matin avec 4 volontaires.

- Réunion avec le comité du village le 30 juin :
Nous nous sommes réunis afin de partager avec eux les projets de soutien.
Le comité nous demande de les aider sur l’électrification, notamment en relançant la petite centrale hydro-électrique et en tirant du fil jusqu’au camp. Nous avons accepté leur demande et attendons qu’ils aient fait le point avec la personne en charge de la petite centrale.
Pour la reconstruction, le comité fait part de leur difficulté avec certains « va et vient » d’associations qui proposent quelque chose et repartent. Il n’y a pas de coordination et d’homogénéité.
Nous leur proposons la venue d’Architectes d’Urgence qui doit émettre un plan global (plan d’urbanisation) et ainsi, gérer l’aide des ONG avec la proposition qui émergera.
Le comité est conscient de leur difficulté face à leurs besoins et la façon de procéder de certaines organisations.
Pour la reconstruction, l’ordre d’importance donné est : les écoles, le poste de santé, les habitations, un lodge communautaire, un centre d’accueil pour enfants, un centre d’accueil pour personnes âgées.

Plusieurs associations se sont manifestées pour collaborer avec nous. Nous faisons appel aux associations ayant le désir de soutenir la reconstruction des villages de manière cohérente, en suivant des méthodes parasismiques.
Nous suivrons le plan établi par Architecte d’Urgence.

Nous avons échangé sur un point capital : la participation du village qui doit se faire à travers du temps donné ou de l’argent collecté même si c’est minime (pas plus de 40 rps par maisons). Le comité a choisi la notion de temps donné.

- Présence des ONG :
Beaucoup d’associations ne connaissant nullement le terrain font des erreurs capitales, bien plus destructrices que bénéfiques au pays.
Nous avons notamment échangé avec Oxfam, présent à Laprak, dont beaucoup de laprakis décrient leur action.
Paco (jeune espagnol représentant l’ONG) nous a accueillis avec « Welcome to Oxfam ». Inutile de dire que cela en a fait bondir plus d’un. Face à la réaction vive, Paco s’est repris avec « Welcome to my house », ce qui n’a rien arrangé !
Oxfam n’a nullement partagé ses projets avec le comité. De plus, des laprakis ont été payés pour construire des toilettes avec le matériel financé par Humanlaya (ce qui vaut la colère de Anil et du responsable du matériel du village qui avait ordonné à Oxfam l’arrêt de prendre du matériel qui ne leur appartenait pas), sans avoir pensé à la suite. Des citernes ont été enterrées pour gérer ces toilettes. Qui va les entretenir ? Qui va les vider une fois pleines ?...etc
Paco est conscient de l’erreur faite : un projet non partagé et non décidé par le village….et de plus, des paiements de salaire qui amènent les laprakis à refuser de participer à leur propre reconstruction sans défraiement.

WFP, ONG approvisionnant en brisure de riz, fait la même erreur : des salaires importants sont versés à des népalais pour aucune tâche bien précise. Les salaires vont jusqu’à 80$/jour….cela cause de réelles inégalités amenant des conflits d’intérêt.

- Les autres nouvelles seront données demain ou après demain.

Le camp au niveau du col….ce qu’est Laprak aujourd’hui !

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